Posterous theme by Cory Watilo

Japon : de la tradition à la modernité

Ecrit le 13 May 2010

Nous voilà au 13 mai, dernier jour à profiter du Japon.

Nous nous levons vers les 5h du matin, car la prière est à 6h. Nous sommes à l'heure, mais pourtant la porte de la salle de prière est fermée, et les dizaines de pantoufles rouges sont devant : visiblement, les moines ont déjà débuté l'office. Nous nous introduisons silencieusement dans la première partie de la salle, qui n'est pas devant la salle où se tiennent les moines, mais sur le côté, de sorte que nous ne voyons rien. Nous entendons les chants bouddhiques pendant un certain temps. Nous ne sommes pas les derniers heureusement, d'autres arrivent après nous. Nos collègues de voyage passent devant l'autel pour faire un signe de prière et une autre action que je n'ai pas vu : sans doute ont-ils été briefés par la guide avant le début de l'office. A la fin de la cérémonie, les volets sont ouverts, et nous pouvons admirer un magnifique jardin (que vous ne verrez pas, vu que nous n'avions pas d'appareil photo). La visite de la salle de prière sonne elle aussi un peu trop touristique. Les éléments de décor sont très luxueux, souvent recouverts à la feuille d'or. Pas de doute, ce monastère n'a pas trop de problème d'argent...

A 7h est servi le petit-déjeuner dans la même salle et dans les mêmes plateaux que la veille. Le tofu et les algues sont beaucoup moins inspirantes pour un petit-déjeuner, heureusement quelques flageolets et de la soupe nous permettent de nous remplir le ventre, mais nous finissons le repas dans la chambre à coups de cookies acheté au Seven Eleven. Encore quelques minutes pour se préparer et nous reprenons le car direction Osaka. Au bout d'une heure et demi, une pause "boulangerie" (sur une aire d'autoroute) a été prévu. Nous achetons des croissants et un pain au chocolat, ainsi qu'un "chocolatchinno" qui s'avère être un café au lait avec un peu de chocolat dedans seulement.

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Cette petite pause fait également venir le soleil, que nous n'avions plus tellement vu lors de nos derniers jours de voyage. Nous traversons des collines boisées à 100%, comme une masse compacte de verdure à perte de vue. L'arrivée sur Osaka, musique française dans le casque et soleil sur le château d'Hideyoshi, nous met du baume au coeur. La visite de ce musée s'étend sur 8 étages, avec au sommet un point de vue imprenable sur toute la zone. A l'intérieur, de nombreuses notes historiques, notamment sur comment ils ont travaillé la pierre qui n'est pas utilisée ordinairement au Japon. La maquette du château fait vraiment penser à nos châteaux forts, avec une séparation en deux cours et un grand bâtiment principal au centre. Contrairement aux temples et aux sanctuaires qui pour être honnête se ressemblent souvent beaucoup les uns des autres, les deux châteaux que nous avons faits dans notre séjour ont vraiment très peu de choses en commun. Le premier correspondait à l'image d'épinal qu'on voit dans les films de samouraï, avec les daimyo devant le seigneur sur des tatami, et les parquets rossignols qui trahissent les ninjas voulant pénétrer dans le sanctuaire... En revanche, les fortifications et les costumes d'Hideyoshi évoquent les conflits de masse, à coups d'armure et de casques effrayants. Solenne veut d'ailleurs une photo souvenir avec un casque sur la tête, pour 300 yens, mais je refuse. Et oui, vous ne me verrez pas en samouraï de supérette, désolé !

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Pour le déjeuner, nous rentrons dans Osaka même, une ville étonnante, qui a l'air complètement moderne et ne souffre pas de ce mélange tradition et modernité qu'on retrouve à Tokyo et a fortiori à Kyoto. Osaka s'est développé sur les famille de commerçants qui se chargeaient des transferts de riz entre seigneurs et paysans. Aujourd'hui encore ses familles ont une fortune qu'elles investissent dans de nombreux pans économiques. C'est sans doute pour cela que cette ville a le goût pour les magasins et le luxe. Mais avant de pouvoir admirer les boutiques, place à une nouvelle forme de cuisine du Japon : le teppan yaki (teppan signifie plaque en fer, et yaki signifie grillade). C'est une forme de restauration qui se développe bien en France, car les français aiment bien les grillades. Le côté spectacle augmente largement le prix du repas, car les cuistots font normalement le show façon Tom Cruise dans Cocktail pour préparer les plats sur leur plancha japonaise. C'est également un vrai plaisir de pouvoir déguster des morceaux de boeuf saisis, une denrée peu consommée sur l'Archipel.

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Avant d'être laché sur les magasins de Shinsaibashi, une dernière visite nous attendait : les jardins flottants de l'Observatoire. Comme son nom ne l'indique pas, les jardins flottants sont plus bétonnés que verdoyants. Il s'agit en fait d'un anneau construit entre deux tours du type des twin towers. Deux ascenseurs permettent d'accéder à la structure la plus haute, qui donne sur le grand air à quelques 175 mètres du sol. La montée à vitres ouverts a mené la vie dure à mon oreille interne, je n'en menais pas large. En revanche la descente s'est bien passée. Nous avons pu voir Osaka d'en haut, comme Tokyo et le 45ème étage de sa mairie une semaine plus tôt. Au passage, nous avons découvert des toilettes qui incorporaient un siège pour bébé !

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De retour sur le plancher des vaches, direction les quartiers commerçants. Difficile de se satisfaire de n'avoir qu'une heure et demi à passer dans cette cascade continue de boutiques... D'autant que sur le trajet nous avons croisé toutes les marques de luxe françaises ou encore un Apple Store (pas assez rapide pour le prendre en photo...). C'est dans la rue Shinsaibashi que nous arrivons à destination, après une rue consacrée aux restaurants de crabes et de fugu (le poisson qui tue les gens avec ses intestins). Cette rue couverte est vraiment impressionnante, tant par sa longueur de plusieurs pâtés de maisons que par la variété de ces enseignes. A côté des grandes enseignes qui pourraient ressembler à nos galeries lafayette, on trouve des enseignes beaucoup moins classiques comme des échoppes de costumes de déguisement pour filles ou des boutiques de chapeau en passant par la boutique Hello Kitty ou le coutelier expert... Nous avons malheureusement surveillé l'heure plus qu'on aurait voulu pour prendre vraiment plaisir dans cette zone, mais il est clair que c'est un régal pour tout amateur de shopping !

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Le bus nous a ramené vers 17h30, et nous mangions deux heures plus tard, nous avons donc un peu pestés contre notre guide qui aurait pu nous laisser une heure de plus pour faire du shopping. Néanmoins, l'hôtel d'Osaka était un vrai 4 étoiles, avec une suite à 1000 euros réservés aux personnes ayant un titre. Et quand nous avons visité les boutiques de l'hôtel, nous avons tout de suite compris que nous étions tombés sur un vrai 4 étoiles, avec comme dépense possible des bijoux de prix ou des costumes et robes hors budget de vacances... Même les gâteaux étaient de luxe ! En revanche, la salle d'accueil de l'hôtel était magnifique, avec un petit ruisseau au milieu des tables, un piano en dessous de candélables électriques en forme de nuages, avec une cascade d'eau juste derrière la baie vitrée...

Nous avons également trouvé la chambre plus luxueuse que les précédentes, notamment sur la salle de bains. C'est aussi le seul hôtel dans lequel nous avons réussi à avoir un lit double et pas deux lits séparés.

Le buffet à 19h30 n'était clairement pas à la hauteur des 4 étoiles de l'établissement, probablement que le voyagiste a préféré faire des économies ce soir-là car si le service était là, la nourriture était basique, pas forcément très bonne, et toutes les boissons étaient payantes, même le jus d'orange ! (800 yens). Pour digérer, nous avons décidé de sortir. Nous avons pris la navette de l'hôtel qui nous a amenés vers le complexe commercial de la gare (comme à Tokyo, apparemment les galeries dans les gares rendent bien service aux japonais), mais la plupart des magasins étaient déjà fermés. Personne du groupe (moi excepté) ne voulait prendre le métro pour tenter de rejoindre le centre ville que nous avions vus trois heures plus tôt, nous sommes donc rentrés nous coucher pour être frais et dispos pour faire la valise et partir. soupir...

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