Posterous theme by Cory Watilo

Japon : balade à vélo dans Kyoto

Ecrit le 11 May 2010

Mardi 11 mai. Pour la première fois depuis le début du séjour, nous pouvons nous lever un peu plus tard. Le départ de la balade à vélo débute à 10h15, mais le restaurant ne sert les petits déjeuners que jusqu'à 9h. Nous avons partiellement recouvré nos forces par des siestes plus fréquentes et une nuit plus correcte, même si je m'endors toujours à 3h du matin...

4 guides nous attendent dans le hall de l'hôtel. Du groupe de 22, nous sommes 15 à avoir payé le supplément pour la balade en vélo, et séparé en deux groupes, qui deviennent rapidement le groupe des "jeunes" et le groupe des "vieux". Deux des quatre guides sont des assistantes, elles font office de voiture balai en fermeture de la série de cycles. La guide principale s'exprime dans un anglais très bon, elle a fait une partie de ses études en californie. Jeune et dynamique, elle part souvent en trombe (comme toutes les guides de Kyoto semble-t-il), mais s'arrête tout de même pour voir si le groupe suit.

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Notre parcours en vélo est assez varié, des incontournables temples aux quartiers de geisha en passant par les bords de la rivière qui traverse Kyoto. Les arrêts sont fréquents, peut-être même un peu trop pour profiter de la pédale, mais nous en apprenons plus sur différents lieux de cette grande cité et ses secrets. Ainsi nous apprenons par exemple qu'il y a deux sortes de geisha, les apprenties et les confirmées, et que si elles ne sont plus vendues par leurs parents comme par le passé, l'âge requis pour devenir une geisha est très strict. Solenne se surprendre à comprendre la guide facilement, alors qu'elle imaginait son niveau d'anglais plus que passable.

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Nous déjeunons le midi dans un restaurant traditionnel. Cette fois, pas de creux en dessous de la table pour mettre les jambes, c'est l'assise sur tatami qui nous attend. Au menu, rien que du japonais, plutôt bon pour Solenne et plutôt moyen pour moi (j'ai définitivement du mal avec la texture du poulpe cru).

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L'après-midi, la pluie s'invite pour de bon. Les protections k-way ne suffisent plus, et nous sommes rapidement trempés à chaque nouvelle sortie en vélo.

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Nous nous arrêtons d'abord dans un musée de tissage étonnant, qui travaille le jacquard par informatique et qui fait des reproductions très précises notamment de peintres européens.

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Ensuite, arrêt pour la cérémonie du thé dans un patissier de la ville. Solenne peste contre le voyage qui n'a pas su nous éviter deux fois la cérémonie du thé, une tradition visiblement plus maintenue pour les touristes que par la population. Le dernier arrêt nous propose un atelier de peinture sur tissu à l'aide de pochoirs. L'exercice est sympathique et ma femme est morte de rire avec le tablier féminin dont on m'a affublé. Mais je reste stoïque.

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Le retour à l'hôtel se passe bien et après une douche nécessaire, nous partons à la découverte du grand Mall à côté de la gare de Kyoto. Difficile de trouver autre chose que des vêtements, de la nourriture et des souvenirs traditionnels... Solenne trouve des serre-tête, et nous faisons provision de cookies en prévision du repas traditionnel chez les moines qui risque d'être plutôt difficile. Nous n'avons pas de restaurant fixé par le voyagiste ce soir. Après avoir constaté que les petits restaurants du coin privilégient le service au comptoir, nous retournons dans le centre pour nous rabattre sur de la cuisine pan-européenne : une pizza, et une part de tarte chocolat/banane.

A l'hôtel, nous devons préparer les valises pour le lendemain 7h30, avec un départ pour le monastère une heure plus tard. Les affaires sales cotoient les cadeaux que nous avons prévus de ramener à quelques proches triés sur le volet. Difficile de savoir quel sera le traitement fait à nos valises, mais les japonais sont précautionneux avec les bagages, et comme l'hôtel d'Osaka est de la même compagnie que notre hôtel à Kyoto, il est fort probable que ce soit le personnel de la réception qui l'achemine. Les derniers jours nous serrent le coeur et en même temps nous commençons à éprouver une certaine lassitude des aspects programmés du voyage organisé, mais nous avons encore l'envie d'en profiter un maximum. Je suis pour ma part impatient de voir le monastère, même si j'ai conscience que la découverte sur un groupe de 22 pas vraiment initié à la pratique bouddhique va être surement assez superficielle...

Bonne nuit à tous !